L’arnaque Bitcoin

On n’en parle beaucoup surtout à cause de quelques chanceux qui échangent leur bitcoin initialement payé 1 dollar pour environ 1000 dollars…

Certains considèrent cette monnaie comme un placement épargne car sa raréfaction va forcément déséquilibrer offre et demande en augmentant sa valeur. Mais c’est une illusion, le bitcoin n’a de valeur que ce que veut bien en donner un éventuel acheteur en monnaie réelle, ou un magasin contre une marchandise, voire un service d’un fournisseur. L’absence de contrôle et de garantie de la part de tout État ainsi que l’anonymicité du système a surtout fait du bitcoin un réseau de blanchiment.

La création de bitcoin par minage n’était accessible à un particulier qu’aux tous débuts avec un ordinateur standard, maintenant cela requiert un datacenter professionnel très gourmand en énergie et des calculateurs à processeurs spécialisés… Bref l’investissement nécessaire fait de ces centres des sortes de nouvelles banques/bourses. Toujours décentralisé mais plus franchement universel.

Autant Paypal, qui gère aussi de la monnaie virtuelle, respecte les lois, notamment l’activité bancaire, des pays dans lesquels il fournit ses services, autant le réseau bitcoin n’a que peu d’arguments pour inspirer une quelconque confiance.

Comme l’a montré une équipe de chercheurs, les seuls gagnants du bitcoin sont surtout son inventeur et les premiers utilisateurs (ses copains ?) car ils ont maintenant la possibilité de convertir en fortune « or » des pures données informatiques qui ne leur ont rien coûtées au départ… Enfin soyons honnêtes, si, ça leur a bien coûté le temps de conception et de réalisation du code. Et aujourd’hui des petits malins lancent leurs propres monnaies virtuelles cryptographiques, jusqu’à réutiliser la base de bitcoin mais seront-elles aussi « profitables » que le bitcoin, on peut en douter.

Sincèrement, à la moindre preuve d’usage du bitcoin comme financement d’une opération illégale/terroriste d’envergure, la possession de bitcoin sera considérée comme un indice/preuve par les forces de l’ordre, son usage pourrait peut-être même interdit. Le bitcoin n’aura alors plus aucune valeur.

Linux tip: how to get graphical application works after sudo

When connected remotely through ssh and wanting to use a graphical application that requires root privileges and X11 access, sudo is often a barrier to overcome.

Hypothesis:

  • the SSH target server allows X11Forwarding in OpenSSH sshd_config
  • a X server is running on the workstation running ssh client
  • sudoers allow connected user to invoke the expected application startup command with parameters

Here the process:

  • connect with X11 forwarding -X ssh option or enable it globally in client /etc/ssh/ssh_config (for Debian) with ForwardX11,
  • set XAUTHORITY variable to point to user’s X11 cookie generated by ssh X11 tunneling
  • and finally run the application as root with sudo

Now an example of commands to invoke to use the famous network traffic analyzer wireshark:

user@workstation $ ssh -X targetserver.domain.com
user@targetserver.domain.com's password:

user@targetserver $ export XAUTHORITY=/home/user/.Xauthority

user@targetserver $ sudo wireshark
[sudo] password for user:

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Énergie: mise au régime sec très prochainement

Après le visionage de cette conférence de Jean-Marc Jancovici, je me permets d’en faire un résumé agressif, histoire de marquer les esprits, et dans l’espoir de faire émerger une conscience sérieuse du défi qui nous attend. Bien sûr, si vous en avez le temps, je ne peux que vous recommandez de prendre l’information à la source.

Tout ce que nous consommons a son équivalence en terme d’énergie, sur des postes très variés en fonction du produit concerné: culture, extraction des matières premières, transformations, transport, emballages, commercialisation, traitement des déchets… Pour de nombreux produits, on peut même parler d’énergie grise car elle n’est pas évidente à voir dans le processus de production. Le vrai « développement durable », qui assurerait le confort moderne de l’ensemble de la population mondiale sur plusieurs générations avec les ressources dont nous disposons, se situe au niveau de consommation énergétique d’un Indien, soit quatre fois moins que celui d’un Européen. En sachant que la croissance ne reflète que l’accélération de nos prélèvements dans notre environnement, diminuer notre consommation énergétique ne peut signifier qu’une chose: la décroissance. Reste à inventer une autre économie pour assurer l’avenir des générations futures.

Inutile d’espérer un miracle, la production annuelle de pétrole va commencer à diminuer, ce ne sont ni les énergies renouvelables, ni le nucléaire, ni même aucune technologie énergétique qui n’existe pas encore aujourd’hui qui permettront de remplacer le pétrole et le charbon dans un délai raisonnable – genre 10 ans – pour éviter que les gaz à effets de serre ne rendent la planète de plus en plus invivable. Vous poussez ne pas être concernés ? Attendez de voir arriver à la frontière de votre pays les réfugiés climatiques qui n’auront rien à perdre, ayant déjà perdu jusqu’à leurs moyens de subsistance. À moins que vous préfériez dresser des murs et fourbir vos meilleures armes de destruction massive.

Vu l’ordre de grandeur des chiffres évoqués, on peut même douter que les actions individuelles d’un écologiste convaincu ait un quelconque effet sur l’échéance qui nous attend. Comme le porte-monnaie est encore le meilleur levier pour changer notre société, il n’y a pas de miracle: il faut augmenter le prix de l’énergie rapidement par décision politique, sous forme d’une taxe significative à la production par exemple, et appliquer en frais de douanes l’équivalent sur les produits importés de pays qui n’appliqueraient pas cette même taxation. Bien sûr, tous les services et produits dont l’objectif est d’améliorer l’efficacité énergie en serait exonérés, au moins un temps, afin d’inciter à la transition. En plus, cette taxe permettrait de financer la remise en état de l’environnement et l’adaptation au changement climatique.

Si nous ne désirons pas observer prochainement, une réduction significative de la population mondiale par des processus désagréables comme les guerres, famines, épidémies comme conséquence des deux contraintes de la disponibilité de l’énergie et du changement climatique essentiellement dû au rejet de CO2 dans l’atmosphère, il est urgent de s’intéresser à tous nos gestes du quotidien mais aussi aux pratiques des entreprises et des administrations afin de dresser un inventaire de l’énergie consommée pour enfin décider de diviser ce chiffre par deux voire trois, aussi rapidement que possible.